Dessalement de l’eau de mer : Le Maroc passe à la vitesse supérieure

Après Agadir, Laâyoune, Boujdour, Al Hoceïma et Tarfaya, notamment, l’Office national de l’électricité et de l’eau potable planche sur une nouvelle station de dessalement d'eau à Sidi Ifni pour renforcer l’alimentation en eau potable de toute la région. Le coût du projet est estimé à 152 millions de DH, cofinancé par la banque allemande KfW.

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La station de dessalement sera implantée à proximité de la route provinciale (RP1904) reliant Aglou à Sidi Ifni.

Le Maroc accélère le développement d’usines de dessalement de l’eau de mer. Après Agadir, Laâyoune, Boujdour, Al Hoceïma et Tarfaya, notamment, l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) planche actuellement sur le renforcement de l’alimentation en eau potable de la ville de Sidi Ifni par dessalement. Un appel d’offres vient d’être lancé à cet effet, avec comme objectif la réalisation d’une station de dessalement de taille moyenne. Le coût du projet (usine uniquement) est estimé à 152 millions de DH, cofinancé par par la Kreditanstalt für Wiederaufbau (KfW) dans le cadre de la coopération financière allemande. «Dans le cadre du projet de renforcement de la production d’eau potable de la ville de Sidi Ifni et des agglomérations avoisinantes, l’ONEE – Branche Eau envisage de réaliser les travaux, relatifs à la construction d’une nouvelle unité de dessalement, pour l’alimentation de la ville de Sidi Ifni et les localités et projets alimentés ou susceptibles d’être alimentés à partir de l’adduction Tiznit – Sidi Ifni», souligne le top management de l’ONEE.

Cette station sera implantée à proximité de la route provinciale (RP1904) reliant Aglou à Sidi Ifni. Le projet comprendra le génie civil et les équipements des forages, le génie civil et les équipements de la station de dessalement, les conduites d’amenée d’eau brute à partir des forages, les ouvrages de rejets de la saumure, ainsi que les équipements électriques et de télégestion. L’ouverture publique des plis aura lieu le 12 juillet 2017 à 10 heures.
À terme, la station de dessalement disposera d’une capacité globale de production de 17.280 m3 par jour d’eau potable (24 h/24), à atteindre en deux phases. La première porte sur la construction d’une station de dessalement de 100 l/s (litres par seconde) d’eau potable. La seconde concerne la réalisation d’une extension supplémentaire de 100 l/s d’eau potable, portant la capacité globale de traitement à 200 l/s. Le délai global d’exécution des travaux est de 18 mois, y compris l’essai général.

Le projet s’inscrit dans un «ambitieux» programme de l’ONEE ayant pour objectif le renforcement de l’approvisionnement en eau potable des régions par l’introduction du dessalement de l’eau de mer, surtout dans les villes qui font face à un important écart entre l’offre et la demande. Sur la base des infrastructures et des conditions d’alimentation actuelles, les prévisions présument, à titre indicatif, que le déficit offre/demande en eau potable à Al Hoceïma passerait de 15% en 2015 à 50% en 2030. Celui de Sidi Ifni atteindrait 40% à l’horizon 2030 et de Tarfaya 50%.

Outre la production d’eau potable, la réalisation des usines de dessalement d’eau de mer s’inscrit dans une nouvelle approche de gestion intégrée des ressources en eau en milieu urbain. Un mode de gestion jugé innovant et reposant sur une meilleure coordination entre l’ONEE (Branche-Eau), les Agences des bassins hydrauliques ainsi que les municipalités. L’objectif est de rendre les villes durables et résilientes via une gestion optimisée de l’offre et de la demande en eau, en améliorant à la fois la gouvernance, les réseaux urbains d’alimentation en eau, tout en adoptant une vision globale de toutes les étapes du cycle de vie de l’or bleu en milieu urbain.

MBK Média avec Le Matin

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