Rotary International : une introduction à l ‘action professionnelle

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Avec la participation de tous les Clubs Rotary Marocains le Club Rotary Majorelle à travers sa présidente fondatrice et toute l ‘équipe a organisé à Marrakech un événement en présence du Wali de la région de Marrakech  qui s’inscrit dans un des objectifs de développement durable tel que définit par l’ONU qui est de promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous. Dans ce sens, l’événement a permis aux jeunes d’être sensibilisés, à travers les différentes interventions des invités, aux enjeux économiques et entrepreneurials, de s’informer des différents outils et organismes mis à leurs dispositions, de promouvoir et développer leurs projets professionnels, et enfin de construire leur réseau professionnel.

L’Action professionnelle constitue le fondement du mouvement rotarien et l’effectif de chaque club se doit de refléter la composition socio-économique de la collectivité qu’il dessert. Elle est le deuxième domaine d’action du Rotary et la seule activité qui différencie notre organisation des autres clubs service.

Par le biais de l’Action professionnelle, les Rotariens doivent adhérer à et promouvoir des règles de haute
probité dans toute profession, reconnaître la valeur sociale de toute profession utile et contribuer, par leur compétence professionnelle, à résoudre les problèmes et à répondre aux besoins de la société.
Les clubs et leurs membres partagent la responsabilité de promouvoir l’Action professionnelle et doivent se mettre au service de la collectivité. Les Rotariens doivent participer à ces actions et faire preuve d’intégrité dans l’exercice de leur profession.

Historiquement, la promotion de règles de haute probité s’est inscrite dans l’engagement des Rotariens envers l’Action professionnelle. Deux outils conçus par des Rotariens (Critère des quatre questions, Obligations professionnelles du Rotarien) constituent des points de référence quant au respect de l’éthique dans l’exercice de toute profession. Le Critère des quatre questions Le Critère des quatre questions a été formulé en 1932 par Herbert J. Taylor, un membre du Rotary club de Chicago qui est devenu président du Rotary en 1954/1955.

L’idée lui est venue alors qu’on lui avait confié le redressement d’une entreprise au bord de la faillite et son sauvetage a été attribué à cette philosophie. Adopté par le Rotary International en 1934, le Critère des quatre questions constitue le fondement d’une conscience éthique. Il a été traduit dans plusieurs dizaines de langues et les Rotariens en font la promotion dans le monde entier.

Critère des quatre questions

1. Est-ce conforme à la vérité ?

2. Est-ce équitable pour tous ?

3. Est-ce susceptible de stimuler la bonne volonté réciproque et de créer des relations amicales ?

4. Est-ce bénéfique à tous les intéressés ?

Obligations professionnelles du Rotarien

Le Conseil de législation 1989 a adopté cette déclaration afin de mieux définir les règles de haute probité auxquelles il est fait référence dans le But du Rotary. À l’instar du Critère des quatre questions, les Rotariens peuvent l’utiliser dans l’exercice de leur profession.

Obligations professionnelles du Rotarien En tant que Rotarien dans le monde des affaires ou une profession libérale, je m’engage à :

1. mettre à profit mon statut professionnel pour servir autrui ;

2. respecter fidèlement l’esprit et la lettre des codes de déontologie de ma profession, tout comme les lois de mon pays et les règles de moralité de ma communauté ;

3. honorer ma profession et y promouvoir des pratiques éthiques ;

4. faire preuve d’équité envers mes supérieurs, employés, associés, concurrents, clients et le grand public et toute personne que je côtoie de par ma profession ;

5. reconnaître et respecter les mérites de toute profession utile à la société ;

6. utiliser mes talents professionnels pour aider les jeunes à se lancer dans une carrière, aider les personnes dans le besoin et améliorer la qualité de la vie dans ma communauté ;

7. n’avoir recours dans ma vie professionnelle à aucune publicité mensongère ou fallacieuse ;

8. ne jamais rechercher ou concéder à un autre Rotarien des privilèges et des avantages qui ne sont pas pratique normale dans les affaires ou mon milieu professionnel.

Promouvoir l’éthique sur le lieu de travail

La réputation professionnelle des Rotariens peut les aider à promouvoir l’éthique et à servir d’exemple pour leurs subordonnés et collègues ainsi que pour la collectivité en général. Quelques conseils sont donnés à titre d’exemple pour intégrer l’éthique à la vie quotidienne :

• Lors d’entretiens d’embauche, de séances de formation ou d’évaluations, mettre l’accent sur l’honnêteté, la responsabilité, l’équité et le respect.

• Dans les communications internes, reconnaître et saluer les comportements éthiques.

• Dans les contacts avec les clients, les fournisseurs ou les collègues de travail, démontrer son engagement envers des règles de haute probité.

Un article sur le leadership paru dans le magazine Forbes en 2009 suggère que l’éthique comprend trois volets : s’exprimer sans ambiguïté, se comporter irréprochablement et éviter les zones d’ombre.

1. S’exprimer sans ambiguïté. « Une des choses les plus importantes qu’un dirigeant puisse transmettre à son organisation est une communication concrète et sans trace d’ambiguïté. » Présentez les conséquences contraires à la déontologie se cachant derrière des expressions ronflantes telles que « pratiques commerciales stratégiques » ou « avantage concurrentiel ». Déclarez clairement votre position concernant l’éthique.

2. Se comporter irréprochablement. « Tout comportement est bien sûr le reflet de valeurs. Mais les valeurs peuvent également être le reflet d’un comportement. » Inscrivez un volet éthique aux objectifs de vos employés afin de développer et de renforcer leur intégrité personnelle.

3. Éviter les zones d’ombre. « L’absolutisme moral peut paraître un concept archaïque et austère… C’est pourtant ce qui est nécessaire pour affirmer d’une voix claire, ferme et décidée ce qui est juste. »

( Mendhro, Umaimah et Abhinav Sinha. 2009. Three keys to staying ethical in the age of Madoff. Forbes, 6 février. www.forbes.com/2009/02/06/ethics-corruption-india-leadership-corruption09_0209_mendhro.html.)

Source : une introduction à l ‘action professionnelle au Rotary Club Internationale

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